» retour à la sélection

Chaque femme est un roman

Alexandre Jardin

Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. Écrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d’amant ou d’opinion ? C’est d’abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une oeillade à un passant ? C’est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes. A. J.

Chaque femme est un roman auteur Alexandre Jardin

Les commentaires

Je ne serai pas objectif cette fois-ci, Alexandre Jardin étant mon auteur préféré ! Cet inventaire à la Prévert de toutes celles qui ont jalonné sa vie, certaines avec une influence plus marquée que d'autres, est un pur moment de plaisir. On imagine aisément Alexandre Jardin ; enfant, adolescent, puis jeune homme, confronté à ces femmes qui, toutes à leur niveau, ont influencé sa vie, l'amenant à devenir celui que l'on connait aujourd'hui. J'ai adoré... comme tous ses autres ouvrages, d'ailleurs !Pierre, Castelnau d’Estretefonds (31)

Alexandre Jardin écrit ici son troisième volet autobiographique après « Le zubial » et « Le roman des Jardin ». « Chaque femme est un roman » est un hymne à la femme ou plus précisément aux femmes que l’auteur a croisées au cours de sa vie. Toutes ces femmes par leur manière d’être, leur manière d’appréhender la vie et la société ont joué un rôle déterminant dans sa vie d’enfant, d’adolescent et d’adulte : mère, amantes, amies, rencontres, voisines. Ce roman se savoure, il est plein de fantaisie, d’énergie et de bonne humeur. C’est un brillant hommage à toutes ces femmes étonnantes et remuantes, anticonformistes et fascinantes, plutôt déjantées dans l’ensemble. A commencer par sa mère, la brûleuse de bibliothèques (le geste néronien impossible) pour qui camper sur des habitudes cimentées ou des certitudes fortifiées est écœurant, l’adepte du surréaliste Jacques Rigaut « Et si j’affirme, j’interroge encore ». Alexandre Jardin mélange à plaisir témoignages et divagations. Ces femmes sont-elles réelles ou fantasmées ? Peu importe, et comme le dit l’auteur lui-même, et il parle d’expérience : puisque c’est excessif, ça doit être vrai. Le livre fermé on est prêt pour toutes les excentricités, au diable le calme, le rangé, le prévisible. J’ai trouvé ce livre très revigorant, même si son effet ne dure pas longtemps. Isabelle, Paris (75011)

 

Le Prix des lecteurs