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La Femme de l'Allemand

Marie Sizun

Dans le Paris de l’après-guerre, une petite fille, Marion, vit avec sa mère, Fanny, qu’elle adore. Peu à peu, pourtant, une dissonance s’installe, faussant leur relation. Des emportements inexplicables, un silence incompréhensible à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion comprend que sa mère est maniaco-dépressive. Les rôles s’inversent alors. L’adolescente endosse cette raison qui, doucement, abandonne Fanny. Mais l’amour ne suffit pas pour terrasser la folie…

Marie Sizun sait dire avec émotion et pudeur l’amour qui rapproche et sépare les êtres.

La Femme de l'Allemand auteur Marie Sizun

Les commentaires

 Un livre émouvant débordant de tendresse, qui décrit avec pudeur l'enfance volée d'une petite fille impuissante face à la folie de sa mère. Un roman qui nous touche profondément.  Nicolas, Marles-Les-Mines (62)

 La fin de la guerre et les amours impossibles entre occupants et occupés sont ici très bien relatés. La détresse d'une enfant née d'une de ces unions, en perpétuelle recherche de son passé face à une mère qui sombre doucement dans la folie, ne laisse pas indifférent. Quand on ouvre ce livre, on ne le lâche plus. Maryse, Andé (27)

 La Femme de l'Allemand est un roman magnifique et terrible qui ne peut laisser personne indifférent. L'auteur nous narre les relations entre la jeune Marion et sa mère psychotique Fanny, maman tendre et attachante, fantasque puis effrayante. Cet huis-clos poignant est alourdi par l'absence du père dont on ne connaît que la nationalité. Comme Marion, le lecteur oscille entre amour et haine, au gré des phases de la maladie de Fanny. L'écriture, précise et haletante, sert parfaitement le sujet. Béatrice, Périgueux (24)

 La Femme de l'Allemand est un roman marquant et original, d'abord par la narration à la deuxième personne du singulier qui lui donne encore davantage d'impact ! Fanny a eu une enfant, Marion, née d'une relation avec un officier allemand pendant l'Occupation. Rejetée par ses parents et abandonnée par son amant, elle a sombré peu à peu dans un état maniaco-dépressif qui la ronge ! C'est le roman d'une relation passionnée entre une fille et sa mère. Les sentiments d'amour et d'adoration de Marion pour Fanny évoluent progressivement vers l'incompréhension, la honte et même la peur, en raison de la violence des crises récurrentes de cette dernière. Ecrit dans une langue sobre, belle et efficace, c'est un roman qui dérange et bouscule le lecteur ! Un roman qu'on n'oublie pas ! Gilles, Cléty (62)

 Un huis-clos étouffant où le bonheur parfois ressenti par la fillette laisse présager une fin tragique avec l'inévitable évolution du temps et les accès imprévisibles de la maladie de Fanny. Le style d'abord un peu répétitif, s'impose une fois passées les premières pages. La quête d'identité à travers une mère aux idiosyncrasies envahissantes et un père fantomatique jamais connu se conclut sur la seule issue possible, la fuite et un goût d'échec que le dernier chapitre, brutal comme peut l'être le destin en certaines circonstances, ne parvient pas à faire disparaître. Robert, Heugon (61)

 C'est un livre particulièrement abouti qui aborde deux sujets graves : les rapports au quotidien d'une petite fille avec sa mère qui sombre dans la folie et la difficulté de vivre dans le silence de ses origines et de découvrir petit à petit qu'elle est la fille d'un nazi. Mais ce qui rend vraiment ce livre unique c'est le style employé par l'auteur : des petites phrases courtes qui donnent du rythme et du mouvement et l'emploi de la 2e personne du singulier qui nous rapproche de l'héroïne. Il y a dans ce livre une grande sensibilité qui nous plonge littéralement à l'intérieur même du récit et nous touche profondément. J'ai adoré. Catherine, Paris (11º).

 

Le Prix des lecteurs