Les Belles Choses que porte le ciel
Dinaw Mengestu
Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire... Un premier roman brillant et sensible par un jeune écrivain américain d’origine éthiopienne. Prix du roman étranger 2007. Mengestu brasse avec maestria politique et sentimental, Shakespeare et Tchekhov. Il dessine d’inoubliables portraits d’exclus de la modernité, perdus entre deux mondes, suspendus dans l’espace et le temps. Fabienne Pascaud, Télérama.






Le roman de l’exil, de l’espoir, de la désillusion. De jeunes Ethiopiens ont fui leur pays pour trouver en Amérique une terre accueillante. L’un d’eux tiendra une petite épicerie dans la banlieue de Washington. Mais, ici, tout lui rappelle l’Afrique. Il fait la connaissance de Judith et de sa petite fille Naomi et s’imagine que son avenir va s’éclaircir enfin… Pourtant il restera toujours « en suspension » entre deux mondes… Très belle histoire pleine de sensibilité, de nostalgie et d’espoir. Françoise, Le Chatelard (73)
Le thème du déracinement, si rarement abordé, est ici traité avec infiniment de grâce, d'humour et d'élégance. Beaucoup d'humanité se dégage de Sépha, l'attachant épicier éthiopien échoué dans les banlieues délabrées de Washington, et Dinaw Mengestu nous livre un portrait très instructif de cette population d'immigrés qui tente de subsister en marge de la société américaine... Vote attribué conjointement à Anne Wicke, sa traductrice, grâce à laquelle la magnifique langue du texte nous est restituée en français. Nathalie, Toulouse (31)
J'ai été fasciné par l'œuvre de Mengestu qui entre de pleins pieds dans la grande littérature américaine, avec cette magnifique description d'une petite épicerie, située presque en face de la Maison Blanche. Littérature qui non seulement nous décrit le choc de deux cultures, mais aussi le difficile problème de l'intégration, surtout pour un ressortissant d'une minorité ethnique. Œuvre superbe. Claude, Bertrange (Luxembourg)
"Un oiseau entre deux branches se fait mordre les ailes... Un homme coincé entre deux mondes vit et meure seul " : le décalage conjugué de l'exil et de la pauvreté s'illustre dans l'écriture même de Dinaw Mengestu, aller-retour entre le présent du narrateur et ses souvenirs pesants. Les personnages attachants et émouvants nous font découvrir les difficultés de l'intégration dans une Amérique en mutation sociale et les douloureux bagages de la diaspora africaine. Une découverte très enrichissante ! Christine, Torvillers (10)